L'illustration du chat et de la souris
Chez les animaux sauvages il n’y a pas de trauma car ils ne bloquent pas la réponse de survie.
Si une souris est attrapée par un chat, que le chat joue avec elle entre ses pattes, la souris se fige et fait la morte : c'est sa seule option pour essayer de s'en sortir lorsque le chat aura le dos tourné.
Si le chat se lasse, part et laisse la souris vivante, alors on verra la souris courir dans tous les sens pendant quelques secondes !
Pour nous humains ça n’a pas de sens car l’événement est terminé. Mais physiologiquement sa réaction fait sens :
elle accomplit la réponse de survie qu’elle aurait eu besoin de faire mais que son système a figé par instinct de survie.
Nous, humains, on ne se verrait pas réagir après coup (et donner des coups dans le vent une fois un agresseur parti).
Nous restons ainsi bloqués dans le figement.
C’est pour cela que nous gardons cette empreinte du trauma : l’énergie n’a pas été déchargée.
Et on continue de vivre notre vie comme si le tigre était à nos trousses, car avec cette énergie encore présente, c'est comme si le corps ne pouvait pas intégrer que la menace était passée.